Table des matières
- Qu'est-ce que le visa vacances-travail (PVT) ?
- Quelle est la différence entre PVT, WHV et IEC ?
- Quels pays proposent un PVT aux ressortissants français en 2026 ?
- Tableau comparatif des principales destinations
- Choisir selon son profil
- Conditions d'éligibilité et procédure de demande en 2026
- Combien coûte vraiment un PVT en 2026 ?
- Travailler légalement pendant un PVT : droits et limites
- Comment rester connecté pendant votre PVT sans payer le roaming ?
- Questions fréquentes sur le visa working holiday

Frequently Asked Questions
Le visa Working Holiday (WHV) est un dispositif qui permet à des jeunes ressortissants étrangers de séjourner jusqu'à 12 mois dans un pays partenaire tout en travaillant pour financer leur voyage. Il repose sur des accords bilatéraux entre États souverains et constitue une troisième voie juridique distincte du visa touristique et du visa de travail classique. Le travail y est autorisé à titre accessoire pour financer le séjour, et non comme finalité principale.
Le PVT (Programme Vacances-Travail) est l'appellation officielle française du visa vacances-travail, utilisée dans tous les accords bilatéraux signés par la France. Le WHV (Working Holiday Visa) est l'équivalent anglophone du même programme, employé par des pays comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et la Corée du Sud dans leurs formulaires consulaires. Pour un ressortissant français, PVT et WHV désignent le même type de visa dans la quasi-totalité des situations pratiques.
Le visa working holiday australien coûte 650 AUD, soit environ 385 euros en mars 2026. Les frais sont réglés en ligne via le portail ImmiAccount du gouvernement australien au moment du dépôt de la demande. C'est la destination PVT la plus coûteuse en termes de frais de visa parmi les principales destinations.
L'Australie exige environ 5 000 AUD (autour de 3 000 euros) disponibles sur votre compte au moment de la demande. La seule preuve acceptée est un relevé bancaire des trois derniers mois affichant un solde moyen suffisant. Un compte courant ou un livret d'épargne sont tous deux valables, et aucun versement n'est demandé au consulat.
La France dispose d'environ 17 accords PVT bilatéraux actifs en 2026, couvrant quatre continents. Les principales destinations incluent l'Australie, le Canada (via l'IEC), la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud, l'Argentine, le Chili, l'Uruguay, la Colombie, Singapour et Taïwan. Les quotas, les frais et les procédures de dépôt varient considérablement selon la destination choisie.
La condition d'âge standard est d'avoir entre 18 et 30 ans révolus au moment du dépôt du dossier. Cependant, le Canada et l'Argentine font exception en acceptant les candidatures jusqu'à 35 ans révolus. L'Australie fait également partie des destinations acceptant les candidats jusqu'à 35 ans.
L'IEC (Expérience Internationale Canada) est la variante canadienne du visa vacances-travail, subdivisée en trois sous-catégories distinctes : Vacances-Travail, Stage coopératif et Jeune professionnel. Contrairement au PVT standard, l'IEC accepte les candidats jusqu'à 35 ans et attribue les places par tirage au sort saisonnier sur le portail IRCC. Les frais de visa s'élèvent à environ 170 euros, contre 385 euros pour l'Australie.
L'Australie traite les demandes de visa working holiday via le portail ImmiAccount et la décision arrive souvent dans la journée, parfois en quelques heures. C'est un délai nettement plus court que pour le Canada, où le traitement prend quatre à huit semaines en raison d'un tirage au sort annuel. Il est toutefois recommandé d'engager les démarches au moins trois à quatre mois avant le départ prévu.
Oui, l'assurance santé couvrant intégralement la durée du séjour est obligatoire pour toutes les destinations PVT et doit être souscrite avant le dépôt du dossier. Le coût oscille entre 60 et 180 euros par mois selon la formule retenue. Parmi les options du marché français, on trouve notamment AXA Globe Trotter, Chapka Cap Working Holiday et Malakoff Humanis.
La quasi-totalité des accords PVT impose une restriction de six mois maximum chez un même employeur au cours du séjour. Au-delà de ce seuil, le risque de requalification en visa de travail classique est réel, avec des conséquences directes sur le statut migratoire. Les contrats à durée indéterminée sont donc exclus, et les PVTistes enchaînent généralement des missions courtes ou des contrats à terme.
La durée standard du séjour en PVT est de 12 mois, non renouvelable sur la même destination. En Australie, une condition spécifique permet de prétendre à une deuxième année de séjour : 88 jours de travail agricole ou régional dans des zones désignées par les autorités australiennes. En cas de refus de visa, un délai de carence s'applique avant toute nouvelle candidature, mais candidater auprès d'un autre pays partenaire reste une option viable.
En projection sur douze mois, le budget total oscille entre 8 000 et 15 000 euros selon la destination, le mode de vie et le niveau de salaire obtenu sur place. Le premier mois concentre les dépenses : billet d'avion (500 à 1 000 euros), hébergement en auberge ou colocation transitoire (30 à 50 euros par nuit), transports et alimentation. Des frais souvent négligés s'y ajoutent : ouverture d'un compte bancaire local, commissions de change, traduction de documents officiels et navette aéroport.
Les secteurs les plus accessibles en PVT sont l'hôtellerie, la restauration, l'agriculture, le BTP, le tourisme saisonnier et les services à la personne. La demande de main-d'œuvre est structurellement forte en Australie et en Nouvelle-Zélande dans ces filières. Le statut freelance est autorisé au Canada et en Nouvelle-Zélande sous conditions précises, mais est très restreint en Australie.
À l'arrivée en Australie, il faut obtenir un Tax File Number (TFN), et au Canada un Social Insurance Number (SIN) pour être payé légalement. Ces numéros fiscaux s'obtiennent en ligne dans les premiers jours suivant l'entrée sur le territoire. Sans eux, les employeurs appliquent une retenue à la source maximale sur les salaires.
Les périodes travaillées sous un visa working holiday ne génèrent pas de cotisations pour le régime de retraite français, sauf accord bilatéral spécifique. L'Australie prévoit une récupération partielle des cotisations locales, appelées superannuation, grâce à la convention fiscale franco-australienne. Il est recommandé de se renseigner sur ce point destination par destination avant le départ.
Le roaming hors Union européenne facturé par les opérateurs français peut représenter un coût important pour les PVTistes. Les eSIM internationales constituent une alternative pratique : elles s'activent depuis un smartphone avant l'embarquement, sans attendre de récupérer une carte SIM physique à destination. Au Japon et en Corée du Sud notamment, il existe des restrictions spécifiques sur les cartes SIM prépayées pour étrangers, ce qui rend une solution eSIM préalable particulièrement utile.
Les documents standardisés comprennent un passeport numérisé valide au-delà de la durée totale du séjour, une photo aux normes biométriques, un relevé bancaire récent, une attestation d'assurance et un formulaire en ligne complété. Un casier judiciaire vierge (niveau B3) est exigé par la majorité des consulats partenaires. La procédure est entièrement dématérialisée en 2026, via ImmiAccount pour l'Australie et le portail IRCC pour le Canada.
Sources
- diplomatie.gouv.fr — diplomatie.gouv.fr
- LePVTc'est plus de15 DESTINATIONSdans le monde — working-holiday-visas.com
- Working Holiday Visa Nouvelle-Zélande — nouvelle-zelande-a-la-carte.com
- Working Holiday — ef.fr
- Visa Working Holiday pour l’Australie — aus-visa.org
- Programme Vacances Travail (PVT) / Working Holiday Visa ... — pvtistes.net








